Un peu comme si le soleil avait cessé de rechauffer ton coeur... Maintenant ? tu te sens seule plus que jamais, terré au fond de ton lit, tu te pinces en esperant que ce ne soit qu'un mauvais cauchemard... tu te pinces a t'en faire des bleus, mais ca ne s'arrete pas, plus... Tu veux juste partir, partir et oublier, oublier tout ce qui se passe, et tout ce qui t'entoure, tout sauf eux, sauf elles, sans qui tu ne serai surement plus qu'un petit tas de poussiere... tu te rends compte a quel point tu les aimes... a quel point tu l'aimes... Elle... Qui va bientot te quitter... vous quittez... tu te rends compte que tu aurai aimé la connaitre mieu, parce que tu ne la connais que superficiellement... Ce soir ta mere est allée la voir... il est 23heure 16, et elle n'est toujours pas rentrée... tu as tellement peur que de fines larmes tombent sur tes joues... tu te dis que ca ne sert a rien de pleurer... Mais les larmes sont plus fortes, bien plus fortes que toi, et elles continuent... Ta mere dort la bas, tu ne sais pas comment tu iras au lycée le lendemain, et a vrai dire, tu t'en fiches, tu improviseras... Les medecins ont dit a ta mere que c'était la fin, le bout du chemin... Déja que ta mere pleurait souvent, maintenant, c'est tout les soirs... des qu'elle sort de chez Elle, et des qu'elle en parle, a qui que ce soit ... Tu as besoin d'en parler, mais tu n'y arrive pas... tu veux l'écrire, mais tu as peur du résultat, tu as peur de mal faire, de mal choisir tes mots... Alors tant pis, tu te laisses emporter sans trop savoir ce que ca va donner ... Tu veux tellement bien faire que tu en es bloquée... Elle represente tellement de choses a tes yeux... Tu n'en peux plus de la voir comme sa, pleuré a chacun de ses mouvements parce qu'elle a mal, pleuré a chaque bisous parce qu'il risque d'etre le dernier... Le dernier, tu le sais, c'était le 4 Janvier... tu sais que tu ne remonteras pas. A vrai dire, tu n'oses plus... tu as trop peur qu'elle vive ses dernieres secondes quand tu seras au pres d'elle... Et tu ne veux pas la voir pleurer... ENCORE... Tu n'en peux plus de voir toute ta famille bouleversée par ce qu'il se passe... Tu ne crois plus en rien, En rien... tu finis a meme le sol, écroulée, recroquevillée sur toi meme... Tu pleurs, ta tete enfouie dans ton oreiller pour ne pas qu'on entende tes sanglots... tu ne t'arretes plus... tu te demandes comment tu vas faire pour te relever... tu es a bout de force, sans plus pouvoir bouger... tu as la sensation que meme ton coeur ne bat plus, et pourtant...
Tu te releves encore une fois... tu seches tes larmes et prends une feuille et un stylos, tu écris... Mal, mais tu écris... Ca te fait du bien d'écrire... puis tu finis par te dire qu'il faudrai peut etre que tu dormes, parce que demain, tu as toute une journée de cours qui t'attends... Alors tu poses tout, tu abandonnes sur ton bureau ta feuille bien rempli et ton stylos encore chaud, tu éteins la lumiere, et tu te couches, les couettes jusqu'aux oreilles, tu fermes les yeux... Tes yeux sont irrités d'avoir laissé coulé tant de larmes, alors tu les ouvres a nouveau.. et tu attends. Tu attends que le sommeil vienne a toi... tu regardes l'heure... il est tard... et tu finis par t'endormir... 6h30, ton pere appelle, bien souvent, tu n'as pas la force de te lever tout de suite... alors tu te rendors, pour presque arriver en retard au lycée... Tu te leves, et te prépare vite, sans meme le temps de prendre quelque chose pour manger ... dans la voiture, tu te prepares psycologiquement a ne rien laisser paraitre... A sourire...
Et dire que tout sa dure depuis tout ce temps...
24.01.2009...
" j'ai perdu ma lumiere, j'ai perdu la terre entiere..."
"[elle] est morte hier, hier il y a des [mois] de cela... Tu vois, ce qu'il m'a étonné le plus après son départ, c'est que les immeubles étaient toujours là, bordant les rues pleines de voitures qui continuaient à rouler, avec des piétons qui marchaient, semblant ignorer totalement que mon monde a moi venait de disparaitre. Moi, je savais, à cause de ce vide qui se fixait sur ma vie, comme une pellicule en désordre. Parce que tout a coup [mon Village] avait cessé de faire du bruit, comme si en une minute toutes les étoiles s'étaient cassées la gueule ou s'étaient éteintes... Le jour de sa mort, je jure que c'est vrai, les abeilles du jardin ne sont pas sorties de la ruche, pas une seule butinait dans la roseraie, comme si elles savaient..."
8 MOIS
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